Mercredi 4 mars 2009
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16:17
Monsieur,
Je voudrais vous expliquer, encore et toujours, ce que vous persistez à
ignorer : Paris (et heureusement d’ailleurs !) N’est pas la France, à elle toute seule.
Vos habitudes très « parisiennes », je veux dire ce snobisme qui
consiste à parler avec une « espèce de compassion »…pour ces « provinciaux » qui ne connaîtraient pas la hiérarchie de votre « classement social », qui consiste à
avoir des discussions « feutrées », des phrases débitées sur un ton monocorde, où le ton « chuchoté » ad-hoc, doit être celui des cocktails « sponsorisés »… où vos
présentateurs se bousculent pour y être invités…
Ces (mauvaises) habitudes donc, ces manières, voire ce maniérisme, agace
profondément les téléspectateurs : c’est-à-dire, pour être plus clair, la France profonde, pour être encore plus précis, vous saisirez mieux mon intervention : « la très
grande majorité de votre auditoire ». Préférez-vous Audimat ?
C’était le grand drame du fameux PPDA, ç’est celui de son élève Claire
Chazal, et je dois dire pour terminer sur une note d’espoir… qu’il semble que Laurence Ferrari l’ait bien compris, car au-delà de sa tenue (qui peu nous importe ), son atout est qu’elle parle
(comme Harry Roselmack également), de façon audible, spontanée, avec en prime : le sourire et non un ton blasé, un dynamisme et une authenticité qui font qu’après des débuts stressés (comme
on la comprend !), elle fait revenir des tas de téléspectateurs partis sur la 2 pour les raisons que je viens de vous expliquer.
Ce qui nous change de la présentation soporifique pour « happy
few » du week-end…
Bien cordialement à vous,
Alain Udave
Monsieur,
J’ai dû supprimer une partie de votre très long texte pour des raisons de lisibilité, en essayant
d’en conserver l’esprit. Si j’ai bien compris l’essentiel de votre critique porte sur ce que vous appelez le « parisianisme » ou le « maniérisme » de Claire Chazal. Je vois
davantage dans vos remarques une question de forme que de fond. J’imagine que chaque téléspectateur a une opinion au moins sensiblement différente de la personnalité réelle ou supposée d’un(e)
présentateur(trice). La question est de savoir si la présentation proprement dite d’un journal a une influence déterminante sur le contenu de l’information, voire sur son
traitement.