Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 16:34

Quand vous présentez un sujet comme celui d'un conflit en Corse (JT d'aujourd'hui 3 mars), ne pensez-vous pas que la moindre honnêteté voudrait que vous en indiquiez les causes? Vous préférez privilégier le mécontentement des usagers...Ou parler des fleurs et des oiseaux!!!

C'est le degré zéro du journalisme!!!

 

Madame,

Vous faites référence à un sujet sur les conséquences d’une grève en Corse du sud  bloquant le principal dépôt pétrolier de l’île et par ricochet les stations services. Dans son 13 heures de la veille, JP Pernaut avait évoqué les causes de ce conflit en ces termes : « Le syndicat des travailleurs corses proteste contre la mutation d’un salarié sur le continent ». Vous avez raison de souligner que les causes du conflit n’ont pas été indiquées dans le sujet diffusé le 3 mars. Elles auraient dû être au moins rappelées même si elles avaient déjà été évoquées la veille.

Par Jean-Marc Pillas
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 15:55

Plusieurs téléspectateurs nous interpellent sur le traitement que nous faisons de la crise économique. Impossible de publier ici tous leurs courriels. Aussi ai-je pris le parti de résumer leur opinion.

Pour Martine « parler de la crise chaque jour dans les JT n’est pas bon pour le moral des français ». Sandra pense que « nous assommons la France d’en bas chaque soir avec nos histoires glauques et noires ». Elle reproche à Laurence Ferrari « son approche catastrophiste, populiste » et même « criminelle à force d’être assénée quotidiennement à des millions de français ». Niki nous reproche « de ne parler que de ce qui va mal » et nous demande « d’arrêter de mettre la psychose ».

 

Alors, TF1 et LCI en font-ils trop sur la crise économique ? A en croire Martine, les téléspectateurs « sont trop bien informés » sur la crise. Un curieux reproche. Elle veut certainement dire « surinformés ». Dans le même temps nous recevons d’autres courriels nous reprochant d’ignorer, parfois,  les conséquences de cette crise, comme certaines fermetures d’usines accompagnées de licenciements. Je comprends que la crise économique soit un sujet anxiogène mais faut-il passer sous silence ces informations au seul prétexte qu’elles seraient déprimantes ? Je pense qu’il ne faut pas confondre le message et le messager. Le message en l’occurrence, c’est la crise, le messager, c’est le journaliste qui en rend compte. En outre je suis certain que si nous minimisions les effets de cette crise, il se trouverait toujours quelqu’un pour nous accuser de jouer le jeu du gouvernement.

Par Jean-Marc Pillas
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 11:36

Bonjour,

Je souhaiterai savoir pourquoi dans vos journaux Tv vous ne faites jamais allusion à la grève qui sévit depuis 5 semaines en Corrèze alors que vous n'arrêtez pas de parler des Antilles. D'autre part quand vos reporter qui sont en Martinique donne des informations pourquoi ne pas la donner dans son intégralité. Ca suffit la désinformation sur les chaines Nationales en ce qui concerne les Antilles. Quel est votre but ?

Jamais il n a été question d'une augmentation de 200 euros.  Ce sont des  primes qui se décomposent ainsi

- 100 euros de l’Etat  (sur 3ans)

- 15 euros du conseil général (durant 1 an )

- 15 euros du conseil régional (durant 1 an)

- entre 10 et 70 euros du patronat

 Donc après 3 ans on retombe dans la même galère.

 Alors messieurs les journalistes faites votre travail et dites la vérité aux français de l'hexagone, ne     nous faites pas passez pour des enfants gâtés.

 Un téléspectateur en colère.

 

Monsieur,

A raison d’au moins deux sujets quotidiennement depuis plus d’un mois (sans compter LCI) sur le conflit social aux Antilles, en matière de « désinformation », il y a pire. Il est vrai que les accords qui permettent aujourd’hui la fin du conflit en Guadeloupe n’ont pas été traités dans le détail mais le texte ne contient pas moins de 165 articles et traite de sujets aussi divers que le prix de la baguette, l'embauche d'enseignants ou l'octroi de billets d'avions à prix réduits et bien entendu les fameux 200 Euros. Vous comprendrez qu’il est impossible d’en rendre compte de manière exhaustive dans nos éditions. Enfin j’ai le sentiment que nos reportages sur place ont mis en lumière les contradictions socio-économiques particulières à ce DOM, discréditant du même coup l’idée que ses habitants sont des « enfants gâtés ».

 

Par Jean-Marc Pillas
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 16:17

Monsieur,

Je voudrais vous expliquer, encore et toujours, ce que vous persistez à ignorer : Paris (et heureusement d’ailleurs !)  N’est pas la France, à elle toute seule.

Vos habitudes très « parisiennes », je veux dire ce snobisme qui consiste à parler avec une « espèce de compassion »…pour ces « provinciaux » qui ne connaîtraient pas la hiérarchie de votre « classement social », qui consiste à avoir des discussions « feutrées », des phrases débitées sur un ton monocorde, où le ton « chuchoté » ad-hoc, doit être celui des cocktails « sponsorisés »… où vos présentateurs se bousculent pour y être invités…

Ces (mauvaises) habitudes donc, ces manières, voire ce maniérisme, agace profondément les téléspectateurs : c’est-à-dire, pour être plus clair,  la France profonde, pour être encore plus précis, vous saisirez mieux mon intervention : « la très grande majorité de votre auditoire ». Préférez-vous Audimat ?

C’était le grand drame du fameux PPDA, ç’est celui de son élève Claire Chazal, et je dois dire pour terminer sur une note d’espoir… qu’il semble que Laurence Ferrari l’ait bien compris, car au-delà de sa tenue (qui peu nous importe ), son atout est qu’elle parle (comme Harry Roselmack également), de façon audible, spontanée, avec en prime : le sourire et non un ton blasé, un dynamisme et une authenticité qui font qu’après des débuts stressés (comme on la comprend !), elle fait revenir des tas de téléspectateurs partis sur la 2 pour les raisons que je viens de vous expliquer.

Ce qui nous change de la présentation soporifique pour « happy few » du week-end…

Bien cordialement à vous,

Alain Udave

 

Monsieur,

J’ai dû supprimer une partie de votre très long texte pour des raisons de lisibilité, en essayant d’en conserver l’esprit. Si j’ai bien compris l’essentiel de votre critique porte sur ce que vous appelez le « parisianisme » ou le « maniérisme » de Claire Chazal. Je vois davantage dans vos remarques une question de forme que de fond. J’imagine que chaque téléspectateur a une opinion au moins sensiblement différente de la personnalité réelle ou supposée d’un(e) présentateur(trice). La question est de savoir si la présentation proprement dite d’un journal a une influence déterminante sur le contenu de l’information, voire sur son traitement.

Par Jean-Marc Pillas
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 14:49

Bonjour,
Hier (le 3 mars 2009) vous avez présenté la ville Ciudad Juarez au Mexique comme étant la plus dangereuse du Monde. C'est bien faux puisque là il s'agit des problèmes entre délinquants où la population n'est en aucun cas ciblée.
Pourquoi présentez-vous de fausses informations?
Avez-vous l'intention de dévaloriser le Mexique?
Les villes VRAIMENT les plus dangereuses au monde sont les villes des pays qui sont EN GUERRE comme certains pays arabes ou bien les villes ciblées par le terrorisme.
Je peux vous assurer que vos informations sont fausses parce que nous avons de la famille là-bas et ils y vivent tranquillement comme les millions de citoyens mexicains honnêtes qui sont là-bas.
Je tiens à signaler qu'au Mexique, de la même façon qu'en France, la grande majorité de la population est travailleuse et honnête.  De la même façon il ne serait pas juste de dire qu'en France TOUT LE MONDE brûle des voitures.
Merci de corriger publiquement vos informations.

 

Bonjour,

J’ai visionné attentivement le sujet de Guillaume Debré auquel vous faites référence. D’abord, petite nuance, dans son lancement Laurence Ferrari présente Ciudad Juarez comme une ville « dont on dit qu’elle est la plus dangereuse du monde ». Dans son commentaire, Guillaume Debré ne dit à aucun moment que la population est la cible des violences. Il parle très clairement et à plusieurs reprises des gangs, des cartels de la drogue et des policiers qui constituent l’essentiel des auteurs et finalement des victimes de ces violences. Je ne doute pas que les citoyens mexicains honnêtes y vivent « tranquillement » et le reportage ne dit pas le contraire. Il n’y a dans le sujet de Guillaume Debré aucun amalgame entre la population mexicaine et les gangs, cartels ou policiers, parfois corrompus. Cependant je vous accorde que les expressions telles que « champ de bataille » ou « scènes de guerre » peuvent laisser  penser que la ville est à feu et à sang. Ce commentaire, certes un peu « viril », est à verser au compte, ou plutôt, décompte macabre des victimes de ces violences à Ciudad Juarez, plus de 400 morts en 2008.

Par Jean-Marc Pillas
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