"Scènes de guerre" au Mexique

Publié le par Jean-Marc Pillas

Bonjour,
Hier (le 3 mars 2009) vous avez présenté la ville Ciudad Juarez au Mexique comme étant la plus dangereuse du Monde. C'est bien faux puisque là il s'agit des problèmes entre délinquants où la population n'est en aucun cas ciblée.
Pourquoi présentez-vous de fausses informations?
Avez-vous l'intention de dévaloriser le Mexique?
Les villes VRAIMENT les plus dangereuses au monde sont les villes des pays qui sont EN GUERRE comme certains pays arabes ou bien les villes ciblées par le terrorisme.
Je peux vous assurer que vos informations sont fausses parce que nous avons de la famille là-bas et ils y vivent tranquillement comme les millions de citoyens mexicains honnêtes qui sont là-bas.
Je tiens à signaler qu'au Mexique, de la même façon qu'en France, la grande majorité de la population est travailleuse et honnête.  De la même façon il ne serait pas juste de dire qu'en France TOUT LE MONDE brûle des voitures.
Merci de corriger publiquement vos informations.

 

Bonjour,

J’ai visionné attentivement le sujet de Guillaume Debré auquel vous faites référence. D’abord, petite nuance, dans son lancement Laurence Ferrari présente Ciudad Juarez comme une ville « dont on dit qu’elle est la plus dangereuse du monde ». Dans son commentaire, Guillaume Debré ne dit à aucun moment que la population est la cible des violences. Il parle très clairement et à plusieurs reprises des gangs, des cartels de la drogue et des policiers qui constituent l’essentiel des auteurs et finalement des victimes de ces violences. Je ne doute pas que les citoyens mexicains honnêtes y vivent « tranquillement » et le reportage ne dit pas le contraire. Il n’y a dans le sujet de Guillaume Debré aucun amalgame entre la population mexicaine et les gangs, cartels ou policiers, parfois corrompus. Cependant je vous accorde que les expressions telles que « champ de bataille » ou « scènes de guerre » peuvent laisser  penser que la ville est à feu et à sang. Ce commentaire, certes un peu « viril », est à verser au compte, ou plutôt, décompte macabre des victimes de ces violences à Ciudad Juarez, plus de 400 morts en 2008.

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SEDAThttp://ann.over-blog.com/ajout-commentaire.php?ref=1477621&ref_article=25280795 04/03/2009 17:49

Il est vrai qu'il est extrêment difficile pour les journalistes d'employer des termes appropriés à leurs justes valeurs pour relater et nous ramener des faits précis sur des événements qu'ils voient sur le terrain et je pense que c'est à l'auditeur et au téléspectateur par la dialectique de l'expérience de faire la part des choses en nuançant et de trouver la meilleure source d'information pour éclaicir son propre raisonnement sur le sujet en sachant que chaque personne réagit différemment...!

Reynaldo.