L'affaire Florence Cassez

Publié le par Jean-Marc Pillas

Bonjour Monsieur,

Je tiens à me plaindre de la campagne qu'exerce les médias en faveur de la libération de Florence Cassez. Je tiens comme exemple le journal de 20heures de TF1 du jeudi  5 mars, qui commence par un sujet portant sur un enfant séquestré par ses parents pendant des années. Deux sujets plus tard, Laurence Ferrari nous présente dans son sujet Mlle Cassez comme étant totalement innocente, cependant cette femme a été condamné par la justice mexicaine pour avoir séquestré avec son amant plusieurs personnes. Pourquoi ne pas faire preuve d'objectivité et proposer les deux points de vue. Je tiens à vous envoyer une lettre d'une des véritables victimes des "ZODIACOS", groupe criminelle auquel elle appartenait, peut être en lisant ceci vous vous rendrez compte de pourquoi une telle condamnation.

 

Je suis désolé mais je n’ai pas la place ici de publier la lettre d’une victime des « Zodiacos » que vous avez jointe à votre courriel. Pour être très précis, TF1 a déjà diffusé plusieurs sujets sur l’affaire Florence Cassez lors de son arrestation en 2005 et deux magazines pour l’émission « Sept à Huit » qui évoquaient l’enquête elle-même et la mise en cause de la jeune française. La semaine dernière nous avons diffusé deux sujets de Dominique Lagrou-Samper sur la sentence infligée à Florence Cassez et l’entretien au téléphone réalisé par Laurence Ferrari. A aucun moment, Dominique Lagrou-Samper et Laurence Ferrari n’ont affirmé ou même laissé entendre que Florence Cassez était innocente comme elle ne cesse de le clamer elle-même. Il n’en demeure pas moins que son dossier comporte plusieurs zones d’ombre et incohérences qui laissent planer un doute sur sa participation effective à la séquestration de plusieurs personnes, ces ex otages affirmant ne pas reconnaître Florence Cassez.. Dominique Lagrou-Samper admet qu’elle aurait pu donner plus de précisions sur le fond de l’affaire mais souligne que l’actualité de ces derniers jours portait plutôt sur la disproportion de la peine de 96 années de prison, ramenées à 70 années en appel, en regard des peines infligées en France dans le même cas.

 

 

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