Les antennes de la discorde

Publié le par Jean-Marc Pillas

 

Deux téléspectateurs mettent en cause la prétendue partialité, et ce de manière contradictoire, de l’enquête de notre journaliste Mathieu Benoist, diffusée le jeudi 5 mars au 20 heures sur les antennes-relais de téléphonie mobile. Voici sa réponse.

 

Difficile de traiter un sujet comme celui de la dangerosité, réelle ou non,  des antennes de téléphonie mobile, d’autant plus lorsque l’on est soupçonné, à tort, de rouler pour Bouygues télécom. Je tiens donc à préciser en préambule que cette enquête a été réalisée sans pression aucune de la part des opérateurs. Monsieur Thierry Rossé nous reproche de ne pas avoir évoqué la mise au point de l’Académie de médecine du 16 février. Dans ce texte  l’Académie affirme que « les antennes de téléphonie mobile émettent exclusivement en haute fréquence  » et donc ne représentent aucun danger.  En tentant de vérifier cette information nous nous sommes plongés dans la lecture d’une publication du conseil supérieur de la santé belge expliquant que les antennes peuvent aussi émettre des ondes basses fréquences considérées comme potentiellement plus dangereuses pour la santé. Voila pourquoi nous avons choisi de ne pas faire écho à la mise au point de l’Académie de médecine. D’une manière générale nous n’avons pas évoqué dans ce sujet les études contestées par les autorités sanitaires.

Un autre téléspectateur met en cause les propos du représentant de l’association française des opérateurs de téléphonie mobile expliquant que si les antennes émettaient moins fort, les téléphones devraient émettre plus fort pour capter le signal. Des antennes moins puissantes mais plus nombreuses permettraient en effet de limiter l’exposition du public selon certains scientifiques. Une solution prônée par la représentante de l’association "Robin des toits" dans son interview diffusée en début de sujet. Les opérateurs jugent que cette solution serait de toute façon inutile, la dangerosité des antennes n’étant toujours pas prouvée selon les autorités sanitaires françaises.

En mettant en avant le doute scientifique, ce sujet pose effectivement plus de questions qu’il ne donne de réponse. En attendant de nouvelles études, le débat continue…Mathieu Benoist. 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article