Les pirates et la Ministre (olivier)

Publié le par Jean-Marc Pillas

Bonsoir ,

Je regarde le journal télévisé de 20h et je vois l’interview de notre « ministre de la Culture », et je suis consterné par l’attitude des médias en général. On parle de la grande loi qui va soit disant sauver l’industrie musicale et du film, et on parle avec des grands mots que le piratage est la cause de cette débâcle. Et à aucun moment on entend les arguments des parties adverses, qui démontrent bien que le petit téléchargement qui est minoritaire ne nuit pas à l’industrie du disque que les téléchargement de films ne sont pas la raison de la chute des recettes. Quand on voit des films avec quelques millions d’entrées (dont le carton des Chtis) on se demande où est ce que la crise de l’industrie dite culturelle se trouve.

Où sont ces études, à part glaner ses informations sur internet les médias n’en parlent pas ? Pourquoi ? Où est donc cette liberté de la presse indépendante de la politique où les journalistes n’ont pas peur de critiquer l’action du gouvernement plutôt que d’aller dans leur sens.

Quid des droits des libertés, ça non plus nous le voyons pas dans les reportages ni dans les sondages . Interrogez un Français qui s’est dit pour cette loi et reposez lui la question de savoir s’il est d’accord qu’on regarde ce qu’il fait en permanence ou s’il aimerait qu’on regarde le courrier avant que le facteur le lui dépose.

 

Monsieur,

Je profite de votre courriel que je n’ai pas publié dans son intégralité en raison de sa longueur pour inviter les téléspectateurs/internautes à plus de concision dans leur texte. Pour des raisons de lisibilité, il est très difficile de publier des textes de plus de 15 lignes.


Quand à votre soupçon de partialité en faveur du gouvernement je voudrais déjà rappeler quelques-unes des questions posées hier soir à Christine Albanel par Laurence Ferrari :

1. La sanction de la suspension de l’accès internet est-elle de nature à dissuader les pirates ?
2. Que répondez-vous à ceux qui prétendent que ce texte est liberticide ? 3. La loi ne sera-t-elle pas un coup d’épée dans l’eau ? 4. La solution au piratage n’est-elle pas l’amélioration de l’offre légale ?
En matière d’interview complaisante, il y a pire! Dans le 20 heures de la veille un sujet de Mathieu Benoist donnait, entre autres, la parole à un « pirate » anonyme qui justifiait le « piratage » et à un membre d’une association d’internautes qui dénonçait « une loi liberticide et inapplicable ». Là encore je ne vois pas où est la connivence avec l’action du gouvernement. Car je vous rappelle que le rôle du journaliste n’est pas de prendre, lui-même, parti pour ou contre un projet de loi mais de donner la parole aux uns et aux autres. C’est exactement ce que nous avons fait mardi et mercredi soir au 20 heures.


Merci d’avoir pris la peine de répondre à mon mail sur votre site ce qui est en soi une chose toute à votre honneur même si je reste tout de même sur ma faim, notamment sur le manque d’information sur le contenu de cette loi.

Salutations distinguées.

Olivier LE ROY

 

 

 

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kapraras 16/03/2009 21:48

Monsieur,
Je suis outré de ce qui se passe, je suis moi-même victime du téléchargement illégal, car je gère un vidéo club, et nous proposons au public la location de film à partir d'1€, prix qui me semble dérisoire. Nous exploitons aussi des automates vidéo, que nous installons dans les villes de 3000 à 10000 habitants, car la demande est forte, et nous souhaitons toucher une clientèle qui souhaite un commerce de proximité. Mais depuis le début du piratage nous avons perdu 50% de notre chiffre d'affaires, ma femme qui travaillait avec moi a du démissionner. Nous nous battons tous les jours pour proposer à notre clientèle un choix divers et apporter une qualité de service, cependant nous sommes surtaxés, outre les droits locatifs, nous payons une tva à 19.6%, une taxe de 2 % pour ce téléchargement illégal (inutile de vous exprimer mon ressentiment devoir payer pour ceux qui violent la loi) et une taxe de 10% contre les films violents interdits au moins de 12 ans, soit une taxe de 31.6%, sans compter toutes les autres charges incombant à une société.La location de film étant pour moi l'accès à la culture cinématographique pour tout public à moindre prix et donc la solution au problème actuel, je ne comprend pas qu'on puisse s'opposer à cette loi. Nous entendons parler uniquement des artistes, ce que je comprends mais personne ne parle de ceux qui se battent chaque jour pour la diffusion de cet art merveilleux qu'est le cinéma. Nous n'entendons que critique, mais aucune proposition, ce système est d'ailleurs mis en place dans d'autres pays, tel que la scandinavie, je ne vois pas pourquoi cela pose problème. Et si vous n'étiez pas payer pour votre travail que diriez vous? A titre d'information 450 000 films sont téléchargés illégalement CHAQUE JOUR!!!!!