Masochisme (Adrien)

Publié le par Jean-Marc Pillas

Tout d'abord, je tiens à vous féliciter pour votre courage. Répondre à des gens mécontents, en France, cela s'apparente à du masochisme.
Je fus un grand spectateur des JT, de toutes les chaînes. Vous regagnerez vos lettres de noblesse quand vous arrêterez de suivre uniquement l'information.
Un journaliste, selon moi, peut et doit anticiper des phénomènes de société, et non des faits-divers. Les JT, pas seulement vous, sont remplis de faits-divers.
Ah aussi, vous gagnerez en crédibilité et en respect quand vous parlerez quotidiennement de sujets européens et internationaux. Mettre en exergue les dérives, naturelles et non moins monstrueuses de l'Homme, nous amène (moi y compris), à voir l'Homme et la société de plus en plus violente. Vous ne pouvez pas vous draper dans votre "objectivité", car en orientant les journaux sur des événements isolés, certes monstrueux et extraordinaire, vous focalisez les gens sur des épouvantails, et par conséquence vous finissez par orienter ce que vous êtes censés uniquement observer.
J'attends avec impatience vos chiffres pour me montrer que j'ai tort et que vous ne faites pas de sujets racoleurs et simplistes, ou alors vos magnifiques "marronniers". J'attends l'été impatiemment pour voir les "ravages des crèmes solaires", "les départs avec les bouchons", "les arnaques dans le sud", "les nouveaux maillots de bains" et autres sujets brûlants.......

 

Monsieur,

Si j’ai bien compris vous nous reprochez de trop privilégier les faits divers et les informations de proximité ou pratiques. Je ne vais pas me livrer ici à un exercice de statisticien pour vous fournir des chiffres sur la nature des sujets diffusés par nos journaux. Je peux simplement vous dire que lorsque l’actualité l’impose, nous sommes les premiers à traiter de sujets de société plus ambitieux, comme les problèmes de l’hôpital qui ont fait l’objet d’une spéciale de 15 minutes, ou encore l’Afghanistan, la crise économique et d’autres sujets enquêtes régulièrement diffusés dans notre édition du 20 heures. Concernant les faits divers proprement dits, beaucoup d’entre eux sont révélateurs de faits de société plus profonds et à ce titre sont aussi des « sujets de société ».

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