"Discernement" dans la hiérarchie des décès (Robert)

Publié le par Jean-Marc Pillas

Bonjour Monsieur,

J'ai été très déçu ce dimanche 15 mars, lors du JT de 13h00, de constater que l'on parlait de la disparition d'Alain Bashung en tout premier lieu, bien avant celle du soldat français tué en Afghanistan, et aussi avant celles des pompiers de l'Ain, qui ont l'obligation de s'entraîner, même dans le cadre de leurs loisirs, pour peut-être, sauver plus tard d'autres vies...

Qu'il soit bien entendu que j'appréciais le talent d'Alain Bashung, et qu'il n'est aucunement question de rabaisser son talent, mais, s'il-vous-plaît, un peu plus de discernement dans l'importance à donner aux priorités de l'information...

Veuillez accepter Monsieur, mes sincères salutations.

 

Monsieur,

Ce que vous appelez le discernement est précisément une des qualités que doivent avoir les rédacteurs en chef et la présentatrice du journal. Le choix de la hiérarchie de l’information leur incombe et ce n’est pas une science exacte. Etant donné que l’accident mortel impliquant des pompiers avait déjà été traité la veille, au 13 heures en ouverture du journal et au 20 heures avec un direct de notre envoyé spécial, l’édition du weekend a à juste titre décidé d’ouvrir par le décès d’Alain Bashung, le sujet sur le décès des pompiers suivant immédiatement derrière. Quand au soldat français tué en Afghanistan, le sujet arrive en troisième position. Même si la mort d’un soldat français est une chose odieuse pour nous tous elle n’en demeure pas moins un risque du métier de soldat. Et à ce propos, quelle hiérarchie établir entre la mort d’un soldat et celle d’un pompier ?

 

 

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