Faits divers (Eric)

Publié le par Jean-Marc Pillas

Madame, Monsieur,

Il est une question où plutôt un sujet  qui me touche au premier plan et ce depuis bien des années. Je suis père de 2 enfants et ils sont et seront à jamais ma priorité absolue.

Je suis atterré par le fait que dans tous les médias confondus on considère la disparition d' un enfant comme un fait divers.

Ces drames sont tout sauf un vulgaire fait divers, ils sont devenus des faits d' actualités.

Les médias qu' ils soient privés ou publics préfèrent-ils n' accorder de l' importance qu' à des informations qui feront de l' audience et les mettront au premier rang des classements ?

Pensez-vous réellement à la souffrance des parents, aux horreurs innommables que subissent ces enfants.

Recevez, Monsieur, mes salutations les meilleures.

Eric

 

Monsieur,

J’ai dû recouper votre texte trop long pour être publié intégralement. Je comprends parfaitement que l’appellation « fait divers » puisse paraitre péjorative et réductrice, s’agissant de disparitions, d’enlèvements, de viols ou de meurtres, a fortiori quand cela concerne des enfants. Cependant les médias accordent beaucoup d’importance, trop selon certains, à ce type d’actualité et particulièrement dés qu’il s’agit d’un enfant. Les faits divers sont effectivement considérés comme un "genre mineur" du journalisme même si les journalistes eux mêmes ne sont pas tous de cet avis. Celà tient à leur caractère singulier et relativement exceptionnel. Dés lors que ces "faits divers" se répètent et prennent l'allure de phénomènes de société, ils rentrent dans la rubrique des "faits d'actualité". Je pense particulièrement aux meurtres en série, aux affaires de pédophilie et aux fusillades dans des établissements scolaires comme aux USA.

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