Jambon d'origine protégée (Juliette, Ivan et Pascal

Publié le par Jean-Marc Pillas

Bonjour,

je voulais juste vous signaler un petit erreur sur le fait que le Jambon d'Aoste n'est absolument pas Italien mais Français. La ville d'Aoste d'ou je viens d'Italie ne fais pas de Jambon. Cordialement,

Ivan.


Au cours du reportage sur les AOP, il est fait mention du jambon d'Aoste aux italiens; c'est une erreur, ce produit est confectionné sur la commune d'Aoste en Isère. Je sais que beaucoup se rendent en Italie pour manger du jambon, mais il n'en reste pas moins que c'est un produit français, vous qui insistez sur les produits français!! Merci de rétablir

Juliette


Bonjour !
Entendu ce vendredi 1er mai sur le JT de 13 h, à propos de l'AOP : "Aoste et son jambon italien" Mon dieu !!! Aoste et son jambon sont.... français. Car cet "Aoste" là est "en Bugey". Ce qui n'enlèvera rien à l'excellente charcuterie italienne; mais rendons à César ce qui lui appartient et seulement ce qui lui appartient !! Amicales salutations à Jean-Pierre Pernaut que j'ai eu le plaisir de faire voler à différentes reprises dans le massif du Mont Blanc.
Pascal


Mesdames, Messieurs

Les charcuteries produites dans la ville iséroise, en particulier le Jambon Aoste, sont fabriquées exclusivement dans une usine qui appartenait au groupe industriel « Sara Lee Corporation » et qui a finalisé la cession de ses activités de charcuterie en choisissant comme repreneur l'américain « Smithfield Foods ». Vous confondez ces produits industriels avec le Jambon d'Aoste, en italien « Valle d'Aosta Jambon de Bosses », produit dans la vallée d'Aoste,  et bénéficiant d'une appellation d'origine protégée. Le Jambon produit en Isère ne peut d'ailleurs plus prétendre à l'appellation « Jambon d'Aoste », mais « Jambon Aoste » suite à un arbitrage de la Commission européenne. « Aoste » est dans ce cas-là une simple marque déposée et aucun label rouge, AOC ou AOP ne réglemente sa production de jambon cuit, contrairement au Jambon d'Aoste italien, cru, produit artisanalement en très faibles quantités. Donc en résumé, la journaliste n’a pas dit de bêtise.

 

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