"Un pays éloigné" (Pascal)

Publié le par Jean-Marc Pillas

Peu habitué à critiquer et fidèle téléspectateur des jt de 13h et 20h, j'écris ces quelques mots pour vous signifier mon étonnement et mon amertume quant à cet évènement ailleur qu'est l'emprisonnement d'Aung San Kyi et pour lequel vous n'avez pas compris l'importance d'en parler à chaque grand titre des journaux. Il existe, dans un pays éloigné , une personne qui possède toutes les vertus de vouloir créer la Démocratie si chère chez nous et ce pourquoi nous existons . Je sais qu'il faut des infos solides pour dire des choses mais on peut aussi ,de façon répétitive , toujours rappeler une situation alarmante et prendre parti pour une cause qui est fondamentalement juste (diriez-vous le contraire?) .J'attendais de votre part l'envoi de reportages sur cette femme et son pays, ou d'autres cas similaires, pour toujours rappeler que ,d'une dictature ,il sera toujours possible de basculer vers ....encore faut-il que les démocrates n'oublient pas qu'ils ont justement le devoir ,chacun à sa façon mais tout au moins pour des journalistes, de rappeler sans cesse la notion de liberté. Revendiquez votre soutien pour cette femme et vous ferez seulement votre travail...librement.

Cordialement

Pascal

 

Monsieur,

Je comprends parfaitement votre émotion concernant l’arrestation de cette opposante birmane par la junte militaire au pouvoir dans ce pays. Nous avons diffusé un sujet dés l’annonce de son arrestation, jeudi dernier au 20 heures et il est probable que nous en diffusions un autre ce soir ou demain. Même si nous soulignons à chaque fois le caractère non démocratique de la Birmanie, vous comprendrez que TF1 ne peut « prendre parti pour une cause » au sens ou vous l’entendez, de campagne de presse en faveur de cette opposante persécutée. Le devoir des démocraties, comme la France, de « rappeler la notion de liberté » et de « soutenir » cette femme n’appartient pas aux journalistes en tant que tels mais au gouvernement français. Nous ne pouvons que rendre compte des faits et ainsi alerter l’opinion publique ou les pouvoirs publics. Notre rôle n’est pas de « revendiquer notre soutien » à qui que ce soit et quelque soit la légitimité de sa cause.

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