La parole est à Jean-Pierre Pernaut

Publié le par Jean-Marc Pillas

Voici les réponses de Jean-Pierre Pernaut sur des remarques de téléspectateurs qui prêtent au présentateur du 13 heures un « parti-pris » sur les radars et sur sa tendance « à donner son avis sur tout à l’antenne ».

 

Les radars.

Dans le Journal de 13 heures, je m’efforce de raconter la vie telle qu’elle est, et pas telle qu’on voudrait qu’elle soit. Ainsi, pour les radars, nous rendons compte le plus fidèlement possible de la réalité des faits. La diminution par deux en quelques années du nombre de tués sur les routes et les opérations de sécurité routière (prévention ou répression) retiennent régulièrement toute notre attention avec de multiples reportages. Mais nous diffusons également, comme c’est aussi notre devoir, des reportages sur les anomalies du système : des radars installés sur des portions de routes ou d’autoroutes où il n’y a jamais eu d’accident, des limitations de vitesse parfois bizarres, l’absence de radars aux abords des écoles et sur des routes dangereuses. Donc, il n’y a dans mon esprit aucun parti pris « anti-radar ». Par ailleurs, je ne souris jamais quand j’évoque le mot « répression ». Je ne souris que quand les anomalies du système ne peuvent que faire sourire. Et sachez si cela peut vous rassurer qu’en dehors de mon métier, je suis très impliqué aussi dans les opérations de prévention routière et de formation des conducteurs.  Les progrès (encore insuffisants) dans ce domaine et dans la sécurité des automobiles elles-mêmes ont aussi leur part dans la diminution du nombre d’accidents.

 

« Mon avis sur tout »

S’il m’arrive de donner un avis après la diffusion d’un reportage dans le journal de 13 heures, ce n’est jamais pour « prendre parti », c’est le plus souvent pour souligner l’intérêt d’un sujet ou d’une image que j’ai trouvée belle ou révoltante. Je regrette que vous « en ayez assez » mais j’estime que ce n’est pas seulement mon métier de « transmettre des informations » aussi froidement qu’une machine à lire des textes. Un journal télévisé comme celui de 13 heures raconte la vie. Le présentateur joue pleinement son rôle de « médiateur » en utilisant un langage naturel avec  parfois l’expression de sentiments  qui semblent convenir à une grande majorité de téléspectateurs qui choisissent  de regarder TF1 à la mi-journée.  C’est ma conception de mon rôle dans le JT de 13 heures et je regrette que cela puisse vous choquer.

JP Pernaut 

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