Les métiers de l'info à TF1. Le montage

Publié le par Jean-Marc Pillas

Nous entamons la publication d’une série d’articles sur les métiers de l’information à TF1. Aujourd’hui, le MONTAGE avec Thierry Gippet, monteur au journal depuis une dizaine d’années et par ailleurs auteur de plusieurs court métrages. C’est dire s’il est un homme d’images.

 

Mon travail consiste à raconter l’information à l’aide d’images et de sons collectés au préalable par l’équipe de reportage.

En général, ma journée de travail commence ainsi; Un journaliste entre dans ma salle de montage et m’annonce que nous allons collaborer pour une édition du 13h ou du 20h. Il m’explique rapidement le sujet sur lequel nous allons travailler. Ces explications s’accompagnent des « rushes » sous forme d’une carte mémoire sur laquelle sont enregistrés les images et les sons, les interviews directement issus du tournage. La durée de ces « rushes »est variable, entre 15 et 120 minutes. Le reportage au final devra faire une minute trente secondes ou deux minutes. Il faut donc faire des choix pour garder uniquement ce qui est vraiment nécessaire à notre histoire. Cette sélection se fait avec le journaliste. Nous sommes attentifs à sélectionner les meilleures images, la phrase la plus pertinente. Nous écartons ce qui est sans intérêt, hors sujet ou mal filmé. Comme j’ai moi aussi un point de vue sur les événements, il peut y avoir des discussions sur les choix à faire entre le monteur et le rédacteur. C’est aussi au cours du « dérushage » (le visionnage du tournage) que nous allons imaginer le « scénario » du sujet et échanger des idées sur la façon d’organiser le récit.

Le journaliste écrit un commentaire avec ses mots et je fais la même chose avec les images du cameraman. Avec mon ordinateur, je coupe, je classe, j’organise, je donne en quelque sorte une cohérence au récit en images. C’est de ce travail que naîtra le rythme du sujet. Régulièrement le journaliste visionne mon montage. Il me lit son texte et nous calons le commentaire et les séquences images. Il est mon premier téléspectateur et je suis le sien.

L’édition du journal approche et il faut parfois lutter contre le temps. Je peux avoir deux jours de montage pour un sujet  de type « dossier » sur un thème intemporel mais il m’est arrivé de devoir faire le travail en un quart d’heure pour des événements de dernière minute. L’heure de diffusion du reportage est immuable et quoi qu’il arrive, il faut être prêt.

Après le montage, reste l’étape du mixage. C’est à ce moment que le journaliste enregistre son commentaire et qu’il est mélangé aux sons d’ambiance et aux sonores contenus dans le sujet. Puis il y a le visionnage par le rédacteur en chef qui demandera éventuellement une modification dans le montage ou le commentaire. 

Mais ceci est une autre histoire…

Thierry Gippet.

 

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