Une "chance" pour tous (Jean)

Publié le par Jean-Marc Pillas

A Arnaud Julien :

Monsieur,

Un journaliste a-t-il « une chance » de comprendre tout ce qu’il dit ?

À l'écoute des journaux télévisés  de TF1 et de France 2 du vendredi 29 mai, on pouvait s'interroger sur les capacités de maîtrise de la langue française de l'actuelle génération de journaliste de l'audiovisuel.

Pour cette génération de journaliste, il y aurait "1 chance sur 2 de mourir prématurément". Pour Madame Drucker, c'est le même plaisir de disparaître : "le fumeur a une chance sur deux de mourir du tabac".

Je reste tout de même convaincu, malgré ces affirmations péremptoires,  que pour le reste de la population mondiale c'est un véritable risque de mourir, le tabac ne transformant pas ce risque en chance pour tout le monde, sauf peut-être pour quelques journalistes.

Sincères salutations.

Jean

 

Monsieur,

Effectivement la formule « une chance sur deux » de mourir est parfaitement inappropriée à moins de considérer la mort comme une « chance ». Je constate que dans ce cas France 2 et TF1 sont à égalité. A ce propos je me souviens d’une journaliste d’une chaîne concurrente qui dans un sujet sur un attentat manqué contre un TGV, avait dit : « manque de chance, la bombe n’a pas explosé ».

 

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