Réfugiés pakistanais

Publié le par Jean-Marc Pillas

Bonjour,

Je me permets de vous écrire car je suis révoltée de voir que votre rédaction n'a pas pris la peine de couvrir les évènements se déroulant actuellement au Pakistan de la manière qu'aurait exigée votre professionnalisme. En effet, depuis maintenant presque un mois, des civils innocents se retrouvent en exil forcé dans leur propre pays. Selon le HCR lui-même, plus de 2 millions 400 000 réfugiés sont dans la détresse la plus totale, ils ont tout perdu, n'ont accès ni à l'eau ni à la nourriture ni à quoi que ce soit.

Mais la seule information constatée à ce jour est un vague mot glissé au milieu du journal, est ce que ces êtres humains ne méritent pas les gros titres des journaux, est ce que 2 400 000 d’êtres humains en train de mourir ne méritent même pas que l’on se donne la peine d’en parler de manière convenable afin de sensibiliser l’opinion à ce sujet ??????

Je sais que vous n'êtes pas responsables de ces évènements, mais j'aurais attendu de votre part un peu plus de professionnalisme, au minimum dépêcher une équipe sur place afin de couvrir les évènements, car la situation est maintenant telle que personne est au courant de ce qui se passe là-bas. Par conséquent personne ne donne aux associations humanitaires présentes sur le terrain car la population française ignore totalement que plus de 2 400 000 d'êtres humains sont en train de mourir, de faim, de soif, de chaleur, de maladies...

J'espère que ce message permettra de rectifier ce manque d’informations, au nom des millions d’êtres humains, d’enfants, de femmes et de vieillards qui sont en train de mourir dans l’indifférence générale.

Un être humain qui regarde votre journal.

 

Bonjour,

Si nous n’avons aucune équipe couvrant ces événements, c’est parce que malgré notre insistance, l’armée pakistanaise interdit aux journalistes de se rendre dans la zone des combats et celle où se trouve la majorité des réfugiés. Parfois notre « professionnalisme » se heurte aux décisions souveraines de pays pas toujours très démocratiques, nous empêchant ainsi de couvrir des événements dramatiques. Ce fut également le cas pour le Sri Lanka. Malheureusement la liberté de la presse n’est pas la même dans tous les pays.

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