Les métiers de l'info à TF1: Chef d'édition.

Publié le par Jean-Marc Pillas

Chantal Monteil est chef d’édition à TF1 depuis plus de vingt ans pour le 20 heures de Laurence Ferrari et les éditions du week-end de Claire Chazal…et pourtant elle n’a pas pris une ride.

 

Un journal télévisé n’est pas une émission ordinaire. Un JT évolue en permanence et « bouge » encore pendant la diffusion.

Le « responsable d’édition » suit sa fabrication depuis la conférence de rédaction du matin jusqu’à la diffusion. Il garde en permanence un regard global sur le JT, enregistre changements et modifications, les intègre dans le conducteur du journal; ce « menu » virtuel est un outil de travail, consultable et accessible à toute la rédaction sur le poste de travail.

Le JT est un travail collectif et tout au long de la journée, le « chef d’éd’ » assure donc un rôle de coordination entre présentateur et rédacteur en chef, bien-sûr, mais aussi journalistes, monteurs, réalisateur et techniciens. Il veille à la fluidité de la communication entre tous ceux qui fabriquent et réalisent le JT. Il est en fait la cheville ouvrière du Journal. Il en est aussi le « comptable »: le JT est calibré sur une durée précise. Le responsable d’édition s’assure en permanence que l’ensemble des sujets plus les textes de lancement du présentateur n’excèdent pas ce temps, pas même d’une minute. C’est une véritable gageure car, en fonction de l’actualité, un sujet peut être « sucré » (sortir du conducteur) ou rajouté; sa « durée » initialement prévue change aussi en fonction du tournage, enthousiasmant ou décevant; au bout du compte, le Journal fera toujours 34mn exactement.

Enfin, le responsable d’édition joue son rôle en régie, lors de la diffusion. Il coordonne le travail des techniciens puis, en contact permanent avec le présentateur ou la présentatrice via la fameuse « oreillette », il lui communique chaque changement de programme, chaque incident: un sujet qui n’est pas prêt et qu’il faut « redescendre » dans le menu; un problème technique de machine ou de transmission qui rend impossible la diffusion d’un reportage. .. Il doit veiller au bon déroulement du Journal.

C’est ainsi que 34 minutes de stress concluent généralement la journée ordinaire du « Chef d’Ed».
Chantal Monteil

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