Langue de Molière (Pierre)

Publié le par Jean-Marc Pillas

Bonjour,
20 h du 16/6. Pourriez-vous expliquer à Laurence Ferrari que le dictionnaire sert, lorsqu'il ne s'agit pas de vérifier une orthographe, à comprendre les mots qu'on entend et qu'on ne comprend pas. Certains mots sont ajoutés, chaque année, dans les dictionnaires uniquement pour cela. Dire qu'ils entrent dans la langue française "n'en déplaise aux puristes" confine à l'ignorance et entretient une ambiguïté présente chez beaucoup : c'est dans le dictionnaire, donc c'est français. Les mots entrent dans le dictionnaire, oui, dans la langue française, non pas forcément. Ce n'est pas un comité de rédaction d'un dictionnaire qui peut modifier ou "enrichir" notre langue... Il me semble que l'Académie Française existe encore.
Bien cordialement,
Pierre

 

Monsieur,

Je vous remercie de votre brillant exposé. Il a le mérite de la précision. En revanche, votre oreille ne semble pas bénéficier de la même faculté puisque vous prêtez à Laurence Ferrari des propos qu’elle n’a jamais tenu. Elle n’a jamais dit que les nouveaux mots entrant cette année dans les dictionnaires « entraient dans la langue française, n’en déplaise aux puristes » mais simplement : « Les défenseurs de la langue française vont en perdre leur latin », ce qui ne veut dire en aucune façon que ces mots entrent dans la langue française. Au contraire, cette formule désigne « les défenseurs de la langue française », en l’occurrence l’Académie française, qui est la seule  garante de l’orthodoxie linguistique, comme vous le soulignez vous-même à juste titre.

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