"Y a t-il un pilote dans l'avion"?

Publié le par Jean-Marc Pillas

Vous êtes nombreux à critiquer le traitement de la mort d’un pilote en plein vol dans le 20 heures d’hier soir. Voici quelques extraits de ces courriels.

 

Bonjour,
Je suis consterné de la présentation et des commentaires de Mme Ferrari au sujet du vol qui a vu son commandant de bord décéder. La tonalité du reportage  laisse penser que le pauvre co-pilote n'était pas capable de poser l'avion tout seul! Pourquoi les avions sont pilotés par deux pilotes, chacun capable de poser un avion comme un grand ? Un commandant n'est ni plus ni moins qu'un pilote qui a la responsabilité supplémentaire de la gestion légal et administrative du vol. Pourquoi tomber dans cette volonté de "catastrophisme" à outrance? C'est insultant pour ce pauvre pilote et pour la compagnie aérienne de laisser croire qu'elle met des amateurs aux commandes de tels avions.

Cordialement,

Franck

 

Bonjour,

En rien, la mort d'un pilote en vol remet en cause la capacité de son second a prendre les commandes et piloter correctement un avion. En tant que journaliste, la moindre des choses est de ne pas raconter n'importe quoi au risque de ne plus faire d'information. Dire que ce vol est passé à deux doigts de la catastrophe est une contre vérité. Il est évidemment malheureux que ce pilote soit mort mais il suffisait de parler de mésaventure et non de mettre en avant le "miracle" dont auraient bénéficié les passagers. Ce ne sont pas des rescapés!!!

Mais vous n'êtes pas les seuls, malheureusement.

Cordialement.

Frédéric

 

Bonjour,

Sous entendre qu'un avion peut être en perdition uniquement parce que le pilote meurt est vraiment dangereux.

Merci. Marjorie

 

Bonsoir à toute l'équipe,
Ancien navigant de l'Armée de l'Air, je suis très étonné des termes employés pour qualifier l'atterrissage de l'appareil de la Continental Air Line. En effet, en titre du journal de 20h 00, c'est atterrissage est présenté comme "miraculeux". Pas du tout, c'est absolument faux. Un équipage de long courrier est composé de 1 pilote et de 2 copilotes.
Cependant ces 3 membres d'équipage maîtrisent absolument le pilotage et souvent c'est l'un des copilote qui assure l'atterrissage comme le décollage. Donc, les qualifications sont identiques et le pilote s'identifie surtout par son rôle de commandant de bord qui lui confère les décisions. Dans ce cas présent où le malheureux pilote est décédé, les deux copilotes ont assuré tout simplement leur rôle sans présenter pour autant quelconque danger pour les passagers.
Je sais qu'en matière d'information le côté sensation créait un climat émotionnel dont les français sont souvent trop friands mais il faut quand même rester cohérent.
Bonne soirée à tous et mes salutations à Madame Laurence Ferrarri qui présente admirablement le 20h 00.
Jean-Pierre

 

Bonjour,

La mort d’un pilote en vol est un événement rarissime et effectivement dans ce cas, le copilote qui est un pilote à part entière, prend les commandes de l’appareil, C’est même la raison d’être du copilote. Toutefois, il n’y avait aucune volonté de catastrophisme de la part de Laurence Ferrari mais plus la volonté de souligner, précisément, le professionnalisme des équipages.

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