"Touche pas à ma Bretagne" (Yannig)

Publié le par Jean-Marc Pillas

Monsieur Pillas,

Je vous fait savoir que je n'accepte pas, comme beaucoup d'autres, que l'on sépare la Loire-Atlantique de la Bretagne.

Bien sûr, ce n'est pas de votre faute, ni celle de vos consoeurs et confrères. Mais le simple fait de la mentionner ailleurs que dans la Bretagne est pour nous une insulte. C'est le régime de Vichy qui a séparé notre département de la Bretagne, par décret 2727 du 30 juin 1941 (création de la "région d'Angers"). Ce décret, aboli à la Libération, a été "ressuscité" par la France de 1955. La Vendée y a été rajoutée. Sachez que, pour la petite histoire, ni la Loire-Atlantique (pour ces deux séparations) ni la Vendée n'ont été consultées.

J'aime bien être informé. Je peux comprendre que ce n'est pas facile pour la presse de faire des reportages, notamment dans des pays totalitaires (Chine, Iran...), mais est-il besoin de cacher une vérité flagrante sur le territoire français?

La "région pays de la Loire" effectue un travail de propagande à un tel point, qu'à Nantes, le château des Ducs de Bretagne est appelé tout simplement le château de Nantes, effaçant ainsi plus de mille ans d'histoire bretonne dans ce département!Comment peut-on accepter cela ?" Que connaissent de l'histoire bretonne J-P Pernaud et E Dhéliat (ou n'importe quel autre journaliste de TF1) pour retirer la Loire-Atlantique de la Bretagne?" Je ne suis ni nationaliste, ni indépendantiste. Juste un Breton épris d'histoire et de culture. Je suis sûr que vous comprenez ce que je ressens lorsqu'on touche à l'histoire de la Bretagne au travers d'un simple bulletin météo.

Je vous remercie d'avoir pris le temps de me lire, cordialement,

Yannig

 

Monsieur,

Evelyne Dhéliat ne « touche pas à l’histoire de la Bretagne » mais se contente comme tous les journalistes de respecter les découpages administratifs régionaux, aussi incongrus qu’ils puissent vous paraître. Les journalistes ne font, ni ne défont, ni ne réhabilitent les lois ou décrets. Tous les citoyens, y compris les journalistes, sont tenus de respecter les lois, aussi contestables soient elles.

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