"Coup de gueule" (Jean-Luc)

Publié le par Jean-Marc Pillas

Bonjour,

Voilà, je vous écrit pour "pousser un petit coup de gueule". Je ne m'attends pas forcément à une réponse d'ailleurs. Alors, c'est la rentrée ? Et qu'est-ce que j'entends au journal télévisé. On y va de son petit couplet sur les professeurs, leur pré-rentrée, l'ensemble des taches de préparation et, je cites, "le stress" que cela leur occasionne. Certains profs sont des gens formidables. On a tous en mémoire un prof (au moins) qui nous a marqué. Fort bien. Mais quand même. Ca suffit. A une période ou des milliers de français subissent la crise, ou tous les salariés du privé craignent pour leur emploi ou se retrouve au chômage, un peu de décence non ? Un prof est assuré d'avoir son emploi (s'il est titulaire bien sur). Mais il est aussi assuré d'avoir 2 mois de congés en été, sans compter les diverses vacances scolaire. Je travaille actuellement entre 60 et 70 heures par semaine. J'ai 5 semaines de congés et 10 jours de RTT par an. Je ne me plains pas, et je ne suis pas le seul dans ce cas. Nous sommes des millions en france à travailler dur. Alors, si vous voulez faire l'apologie d'une corporation pas si défavorisée que cela, soyez honnête ! Parlez de tous et pour tous ! Ou taisez vous ! Ca suffit d'aller pleurnicher sur les soi-disant difficultés de la rentrée pour nos chers enseignants qui ont "glandés" pendant deux mois. Si vous avez lu jusque là, merci.

Jean-Luc

 

Monsieur,

Oui je vous ai lu jusqu’au bout comme tous les courriels qui me sont adressés et je constate que la bonne vieille rivalité secteur privé/fonctionnaires est toujours vivace.

Nous ne faisons pas « l’apologie d’une corporation » et ne « pleurnichons » pas sur leur sort, nous traitons simplement d’un sujet d’actualité, à savoir la rentrée scolaire, « événement » qui ne vous a pourtant pas échappé. Je me demande bien pourquoi les enseignants devraient culpabiliser pour bénéficier de la sécurité d’emploi et de congés supérieurs à ceux de la moyenne des français. C’est le principe même de la fonction publique. Il n’y a qu’une seule chose pour laquelle ils n’ont effectivement aucune raison de culpabiliser, c’est le montant de leurs salaires.

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