Leçon de morale journalistique (Yves)

Publié le par Jean-Marc Pillas

Bonsoir
J'ai regardé votre journal de 20h du 7 septembre et je reste interloqué. D'un côté vous vanter, la probable commercialisation d'avions de guerre Rafale par la France vers le Brésil et de l'autre vous sembler décrier l'industrie nucléaire française. Alors je vous pose la question: quel est votre but ? Quel votre intérêt de journalistes ou pour votre entreprise TF1 ?
Car dois je vous rappeler quelques valeurs fondamentales et humaines pour comparer ces deux fleurons de la technologie française ? D'un côté le Rafale est un engin de guerre destiné à tuer et à détruire, de l'autre les centrales nucléaires sont destinées à améliorer la qualité et le confort de vie de millions de gens en leur apportant l'électricité bon marché et abondante dans tous les foyers.
Il est certain que la sureté nucléaire, la santé des travailleurs et des populations environnantes est un sujet important. Il ne faut pas relacher la surveillance , les contrôles et les exigeances de perfection. Mais votre reportage sur le nucléaire est creux. Tout d'abord vous dites que 50% des sous-traitants vont développer un cancer. Savez vous que 50% des hommes en France développe un cancer ?
Globalement je ne comprends donc pas votre enthousiasme à vanter la vente d'engins de guerre et de l'autre votre empressement à casser maladroitement une industrie, qui certes comporte des risques à maîtriser absolument,  mais qui apporte un bilan écologique, économique, et social très favorable (développement durable !)?
Merci de votre réponse.
Meilleures salutations.
Yves

 

Monsieur,

J’ai le sentiment que vous confondez les notions d’information et de propagande. Informer le public que la France pourrait signer son premier contrat de vente de « Rafales » n’a rien à voir avec la promotion de cet avion. Informer courageusement avec une enquête approfondie (bien loin de la vacuité que vous dénoncez) des risques encourus par les intérimaires de la maintenance nucléaire n’est en rien une remise en cause de l’industrie nucléaire. Ce n’est pas le journaliste qui annonce le chiffre d’un cancer sur deux mais un intérimaire. Je ne sais pas où vous avez trouvé ce chiffre d’un homme sur deux développant un cancer en France, il est complètement farfelu. Je comprends en vous lisant qu’il faudrait taire les conditions de travail des intérimaires du nucléaire afin de ne pas entamer le crédit de cette industrie, ce n’est pas notre conception de l’information.

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