Arrêts maladie Fonction publique

Publié le par Jean-Marc Pillas

Mais ou donc puisez vous vos sources..? je viens de voir au jt la comparaison entre les employés du secteur privé et du secteur public au sujet des arrêts de maladie,et je suis indigné par ce que vous avez présenté. je suis salarié à la poste,et je peux vous dire qu'en cas d'arrêt,il nous est impératif de faire parvenir notre certificat médical dans les 48h à notre employeur,(comme tout le monde ) sous peine de sanction,d'autre part,nous avons obligation de nous soumettre à tout contrôle auprès d'un médecin ou spécialiste désigné par notre employeur(vous seriez surpris du nombre de ces contrôles concernant une même personne),et autre expertise si la poste l'exige,et qu'enfin,nous pouvons être controlés à tout moment dans le cadre des sorties autorisées ou non par un employé de la poste désigné à cet effet. et arrêtez de croire que la fonction publique est une grande famille et que tout n'y est que petits arrangements entre amis.tout ceci est fini depuis bien longtemps et le mode de fonctionnement est le même qu'ailleurs,à savoir économie et rentabilité.quand aux pourcentage de soi-disant faux malades,là aussi,si vous utilisez les mêmes sources d'informations,permettez-moi d'avoir comme un"léger"doute...! je pense que vous dégagerez en touche en me citant l'infaillible résultat de l'institut de sondage "machin truc",peut importe,ce qui me gène,ce n'est pas de se tromper,c'est de ne pas corriger,et là-dessus..,je ne me fais aucune illusion.! allez,je ne pense pas que nous serons massacré cette fois encore dans la rue par le privé,(nous y sommes assez dans les médias)et puis,nous avons tellement l'habitude..,prenons,ou plutôt,gardons le parti d'en rire..! toutes mes amitiés à vous et votre équipe.

Alain

 

Bonsoir !

Non seulement, la plupart des JT sur votre chaine laisse transparaître une animosité envers certains fonctionnaires (d'ailleurs, pour les policiers, les montrer effectuant de bonnes actions, ça ne fait pas d'audience ! c'est à se demander de quel côté êtes vous !), mais en plus, il faudrait peut être vérifier vos infos ! ce soir, notre chère lolo (qui, souvent "faute" dans ses paroles, soi-dit en passant !) nous informe que nous, les fonctionnaires, sommes prévenus à l'avance, de notre "contrôle" médical à la suite d'un arrêt de travail ; Que nous avons un délai "raisonnable" pour envoyer notre certificat... faux ! Fonctionnaire depuis plus 15 ans, lors d'un arrêt, j'ai toujours dû l'envoyer dans un délai de 48h, et ceux qui se sont fait contrôler, l'ont toujours été de façon aléatoire sans être prévenus ! D'où tenez vous le fait que nous ne sommes pas logés à la même enseigne que le privé ? Et d'ailleurs, saviez vous que pour une nuit travaillée, elle est payée 3 fois moins que dans le privé ? Que nos heures "sup" ne sont pas payées ? vous détenez des infos, qui ne sont vraies que pour une certaine catégorie de fonctionnaires ! Non seulement, vous vous en prenez souvent à nous, fonctionnaires, mais plus souvent encore aux forces de l'ordre... à qui vous ne faites aucun cadeau ! trois jours pour une "bavure" sur le JT, 5 mn pour des policiers tués ou blessés... c'est scandaleux pour ces hommes et femmes qui jouent leur vie pour vous protéger ! Vous n'avez aucune transparence, vous mettez tout le monde dans le même panier, et franchement, ça me laisse toujours en rage de voir vos JT... (je n'ai qu'à aller sur une autre chaine me direz vous !) Dommage... Une téléspectatrice qui en marre de voir toujours la même chose, le mal tout simplement, et jamais de jolies histoires... ça changerait ! mais ça "n'amuserait" plus le français moyen, qui se régale de voir la misère du monde, et se réjouit de sa pauvre condition... et donc moins d'audience !

 

Bonjour,

L’idée d’une « animosité » de TF1 envers certains fonctionnaires est totalement absurde. Sur le fond de vos critiques concernant le reportage sur les arrêts maladie dans la fonction publique, je laisse la parole à la journaliste qui a réalisé le sujet.


Mes sources sont dans l'ordre, les Echos, l'AFP et le cabinet d'Eric Woerth. Cela ne suffisait pas à recouper ou vérifier, puisque Bercy était la source des Echos, qui était elle-même la source de l'AFP. J'ai donc cherché sur internet des témoignages et textes règlementaires, des blogs, pas toujours fiables, mais certains crédibles, bien documentés,  des sites de défense des agents ou de lutte contre le harcèlement moral qui citent des avis du conseil d'Etat. Ils expliquent qu'aucun texte de loi n'impose un délai de 48 heures aux fonctionnaires pour envoyer leur avis, et qu'ils ne peuvent pas être sanctionnés sur ce point, même si dans les faits on imagine bien qu'il est dans l'usage de le faire aussi dans la fonction publique et que les agents s'y plient de bonne grâce.

Sur les contrôles, le ministère est également la source principale mais sur une page des agences régionales de l'hospitalisation, j'ai trouvé une étude expliquant les lourdeurs des procédures de contrôles, notamment le fait que rendez-vous était pris avec l'agent pour le contrôle et que seule une volonté manifeste de se soustraire au contrôle était sanctionnable. Le médecin n'a mandat que pour établir s'il y a une justification médicale à l'arrêt de travail, pas pour un contrôle administratif de la présence à son domicile du fonctionnaire malade. (L'étude parlait d'un taux de contrôle, dans ces conditions, de 0,1% à 0,43%.)

Sur les contre-visites dans le privé, évoquées dans la dernière partie du sujet, les chiffres ne viennent que du ministère et je n'ai pas eu le temps de les recouper. Mais, dans la mesure où ils sont diligentés (et payés) par l'employeur privé, qui a un doute sur la justification médicale de l'arrêt (souvent répété et prolongé), et sont donc ciblés, le taux d'arrêt non justifiés relevé est forcément plus élevé qu'avec des contrôles aléatoires. Il ne s'agit pas de dire que 70 % des  arrêts maladie sont abusifs. Et ce dernier passage, je le répète, ne concernait pas les fonctionnaires que je respecte sincèrement.

Armelle Hanout

 

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