Voix discordante (Ariane)

Publié le par Jean-Marc Pillas

Au risque de déplaire, je voudrais rappeler que, malgré les apparences, le verdict concernant la Scientologie n'a pas été rendu.
 Le "crime" de la modification de cette loi me semble bien plus profiter aux adversaires de ce mouvement qu'à ses défenseurs, compte tenu du climat de lynchage que j'observe ces jours-ci. Une question me turlupine : Georges Fénech est un ancien magistrat et un ancien député, il s'est fait une vocation de lutter contre la Scientologie et dirige un organe interministériel qui s'investit beaucoup sur cette question ; comment peut-il affirmer n'avoir rien vu à la modification de la loi permettant une dissolution en cas de condamnation pour escroquerie ? Ce qui est sûr, c'est que la révélation de cette affaire à quelques jours du verdict met une pression médiatique et politique supplémentaire considérable sur la Justice. Les conditions sont-elles réunies pour que celle-ci puisse être rendue en toute sérénité et indépendance ?
J'espère que vous permettrez à ma petite voix discordante d'être entendue.
Cordialement
Ariane

 

Madame,

N’étant pas moi-même très familier des questions de justice, je laisse le soin à notre spécialiste de vous répondre.

 

Vous avez raison de pointer du doigt que Georges Fenech, le patron de la mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires est un ancien magistrat et juriste émérite. Mais ni le président de la commission des lois, ni la procureure  n’avaient vu toutes les conséquences de la modification de la loi sur l’escroquerie.

Attendons les attendus du jugement pour nous faire une idée précise de l’indépendance des magistrats. Toutefois il est certain que dans le cadre juridique actuel, ils ne pourront prononcer la dissolution de l’église de scientologie.  

Laure Debreuil

 

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