"Secrets bien gardés" (Magali)

Publié le par Jean-Marc Pillas

Bonjour,

j'aimerais comprendre pourquoi la direction responsable de l'information (et plus généralement toute la presse et radio) a choisi de diffuser l'info comme quoi la joggeuse avait communiqué lundi dernier par téléphone pour appeler au secours. Soit la joggeuse était encore en vie et cela la mettait en danger de mort. Soit les conséquences même après l'arrestation de l'assassin sont graves puisque dorénavant les délinquants sexuels savent que le téléphone est un moyen de les retrouver rapidement. Ils vont donc très probablement penser à le détruire pour éviter d'être retrouver de la sorte. Les journalistes participent donc indirectement à la réussite d'autres actes odieux de ce genre en leur donnant des astuces pour "penser à tout" à l'avenir. La liberté de l'information doit-elle se faire à ce prix ? Si oui 1) c'est triste 2) c'est injuste quand on sait que des secrets sont par ailleurs bien gardés par les journalistes : Marrazine par exemple.

Cordialement,

Magali

 

Madame,

Je pense que si aviez poussé jusqu’au bout la « logique » de votre « raisonnement » vous auriez pu conclure que les journalistes sont responsables de la mort de cette femme. Revenons à la raison. Les criminels n’ont pas besoin des journalistes pour commettre leurs forfaits et la divulgation des circonstances d’un meurtre ne fait pas du journaliste le complice d’un meurtrier potentiel. Quant aux « secrets bien gardés par les journalistes », je pense que vous faites plus allusion à Mazarine qu’à « Marrazine ». Votre exemple est mal choisi puisque ce sont précisément des journalistes qui ont révélé l’existence de la fille de François Mitterand.

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