Français "râleurs" (Didier)

Publié le par Jean-Marc Pillas

Je lis régulièrement votre « la rédaction vous répond » que j’apprécie beaucoup. Je dois même avouer que je m’intéresse plus à cet exercice de « médiation » qu’aux journaux télévisés en général… ces lectures ont fait naître en moi cette petite réflexion (sans prétention) :

Je m’amuse de voir les disproportions entre le fait et la réaction… les menaces de ne plus regarder le journal en question étant, me semble-t-il, les plus souvent envoyées… enfin avec juste derrière le scandale de la désinformation et celui de la « non intégrité » des journalistes…

J’aime ce pays qu’est la France qui permet à chacun de choisir et qui donne surtout à tout le monde l’occasion de râler.

Le messager se voit mis au pilori pour le simple fait qu’il a heurté sur un mot et se retrouve lapidé pour avoir osé donner une information que l’oreille du quidam ne voulait entendre.

Ainsi sommes-nous, le journal et son présentateur sont insultés alors qu’il suffirait, à l’aide d’une télécommande, de changer de chaîne.

Je m’amuse à lire les remarques de certains… et je prends toujours plaisir à lire les réponses du médiateur… l’envoyé, qu’il soit spécial ou non, n’a pas le droit à l’erreur.cet intransigeance du spectateur montre, décidément, l’importance de ce porteur de nouvelles (bonnes ou mauvaises). Finalement,  face à ce flot d’exaltation au moindre écart, je me souviens que la critique est facile, l’art beaucoup moins.

J’aime ce pays qu’est la France qui permet à chacun d’exprimer ses idées et n’oblige à personne d’argumenter ses reproches.

Le journaliste, car i l s’agit bien de lui, n’est-il pas simplement un homme qui se fait, certes estafette de l’information, mais aussi et surtout défenseur de la vérité. Que ce soit la rubrique du « chien écrasé » ou de politique internationale, émettre les faits est déjà prendre position mais l’esprit critique de chacun doit ensuite permettre de se faire sa propre opinion….

Mais encore faut-il que chacun s’arrête sur le fond et non sur la forme !

Je m’amuse car il ne faut oublier qu’il vaut mieux rire de son voisin que pleurer sur son sort et  en fait, les mots ne sont que des mots et qu’ils n’ont dans ce cas, d’autres fonctions que de montrer combien nous sommes fidèles à notre réputation…

J’aime ce pays qu’est la France où finalement le français a choisi… de râler.

Didier

 

Monsieur,

Merci de votre contribution à la conservation du patrimoine des « râleurs bien français ».

 

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