Pertinence/impertinence

Publié le par Jean-Marc Pillas

Bonjour,

Comme nous nous y attendions, nous avons reçu une avalanche de réactions sur l’entretien hier au 20 heures entre Frédéric Mitterrand et Laurence Ferrari. Il m’est impossible de les publier ici tant elles sont nombreuses. Et si je n’en publie que quelques unes prétendument révélatrices du sentiment des téléspectateurs, les auteurs de courriels non publiés auront beau jeu de me reprocher d’avoir fait des choix subjectifs.

A la lecture de ces courriels je remarque que certains se félicitent de la « pertinence » des questions de Laurence Ferrari et que d’autres s’offusquent au contraire de « l’impertinence » de la présentatrice. Je n’entrerai pas ici dans un débat sur la pertinence de chacune des questions posées. Je remarque simplement que ce que certains définissent négativement comme de « l’impertinence », assimilée à de « l’irrespect » ou de « l’effronterie » est considérée par d’autres comme une qualité journalistique essentielle, assimilée par exemple au non conformisme ou à l’anti « langue de bois ». Cet entretien a permit à Frédéric Mitterrand de clarifier ce qui devait l’être, ce qui est l’objectif premier d’une interview.

Je note également que le sujet de l’homosexualité d’un personnage politique, a fortiori d’un Ministre, est toujours aussi « tabou » en France et propre à déclencher des réactions passionnelles, en tout cas un vif intérêt si j’en juge par l’audience record enregistrée au 20 h d’hier soir.

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