"Salauds de pauvres" (Mireille)

Publié le par Jean-Marc Pillas

Bonjour

Vos JT montrent en permanence des "pauvres", dépendant d'associations dont les fonds viennent du travail, de la sueur des contribuables : secours populaire, restos du coeur reçoivent des subventions (Etat et collectivités). A ce titre ils nous doivent des comptes et la vérité. Assez de misérabilisme et de mensonges ...par omission. des intéressés et des journalistes. Une jeune femme ce soir, comme mère célibataire à 17 ans ne reçoit pas QUE 600 euros/mois : elle bénéficie de toutes les aides sociales et la gratuité en tout : Taxe d'habitation =0, carte de bus = 0, APL + allocation de mère "isolée" (qu'elle n'est peut-être pas : beaucoup de fraudes en ce domaine)+ RMI Etc. Pourquoi les journalistes accordent-ils un brevet de bonne foi aux gens qui vivent du travail des autres ? Les exemples ne manquent pas de vos "reportages" bâclés" pour faire pleurer dans les chaumières. Plaignez les gens qui travaillent, paient des impôts, font tourner ce pays, n'ont jamais d'aides et "entretiennent" toutes ces personnes. A 17 ans, même sans qualification, on peut faire des ménages, ou travailler comme saisonnier à la cueillette. A 70 et plus, la solidarité s'impose, quoiqu'on puisse aussi se demander ce que ces personnes ont fait dans leur vie. Moi, je travaille depuis 40 ans et une fois tout payé, il me reste moins que vos" pauvres" qui ne se lèvent pas le matin ou qui font 7 ou 8 enfants en comptant sur les autres pour les nourrir. Assez de vos bons sentiments. Quant à vos approximations politiques (de ce soir !) rectifions : les sénateurs n'ont jamais dit qu'ils ne voteront pas la réforme de la T. professionnelle (dixit L. Ferrarri) mais qu'ils voteraient le budget (donc ne le bloqueraient PAS) et pour partie l'article 2(sur laTP) : oui à suppression dès janvier de la TP, non aux modalités de compensation pour les collectivités en l'état , demandant un peu de temps pour examiner les estimations et faire des propositions.Travaillez, enquêtez.

Mireille

 

Madame,

Il existe heureusement des téléspectateurs courageux comme vous pour exhorter ces faignants de journalistes qui « bâclent » leurs reportages à « travailler et à enquêter ». Je constate que vous maitrisez à merveille la rhétorique de la dénonciation des « assistés » et des salauds de pauvres qui se vautrent sous leur couette douillette tandis que les courageux contribuables se lèvent aux aurores pour nourrir les premiers du produit de leur sueur. Madame, les choses ne sont pas aussi simples et manichéistes que vous semblez le croire. Le travail des journalistes est précisément de rendre compte de ces réalités complexes et parfois contradictoires, loin des discours simplistes ou simplificateurs.

 

 

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